| L'intérêt de consommer du soja se confirme au fil des études |
| Une revue récente de la littérature, réalisée dans le cadre du programme de recherche européen PHYTOHEALTH, a permis aux auteurs d'arriver aux conclusions suivantes : - les études suggèrent, sans permettre encore de conclure de manière définitive, que les isoflavones ont un effet bénéfique sur la santé osseuse - la consommation d'aliments au soja a un effet positif sur les marqueurs du risque cardiovasculaire - les isoflavones elles-mêmes n'ont pas d'effet sur ces marqueurs ni sur la pression artérielle, mais contribuent à l'effet bénéfique du soja (en améliorant la fonction endothéliale). Elles semblent également efficaces vis-à -vis des bouffées de chaleur de la ménopause. Les auteurs encouragent les chercheurs à orienter leurs études dans les domaines du diabète, des maladies cardiovasculaires, du cancer du sein et de la santé osseuse. Référence de l'étude : Cassidy A, Albertazzi P, Lise Nielsen I, et al. Critical review of health effects of soyabean phyto- oestrogens in post-menopausal women. Proc Nutr Soc. 2006 Feb;65(1):76-92. |
| Protéines végétales associées à une pression artérielle plus basse |
| Cette étude épidémiologique a été réalisée dans 4 pays (Royaume-Uni, USA, Japon et Chine) et a permis de mesurer la pression artérielle de 4680 personnes de 40 à 59 ans. Les résultats montrent qu'il existe une relation inverse entre la consommation de protéines végétales et la pression artérielle, alors que cette association n'existe pas pour les protéines animales ni pour les protéines totales. Les auteurs concluent que ce résultat conforte les recommandations pour une alimentation plus riche en produits végétaux, dans le cadre de la prévention de l'hypertension et des pathologies associées. Référence de l'étude : Paul Elliott et al. Association Between Protein Intake and Blood Pressure: The INTERMAP Study. Arch Intern Med. 2006;166:79-87 |
| Effet bénéfique du soja sur l'immunité des femmes ménopausées |
| Les fonctions immunitaires peuvent être affectées à la ménopause, sous les effets conjugués de l'âge et de la diminution des oestrogènes. L'objectif de cette étude (16 semaines, double-aveugle, contre placebo) était d'évaluer les effets respectifs du soja sur les marqueurs de l'immunité et du stress oxydatif, chez des femmes ménopausées. Les résultats montrent que la consommation quotidienne de 700ml de tonyu, pendant 4 mois, entraîne une augmentation du nombre de lymphocytes B et une diminution d'un marqueur du stress oxydatif, suggérant un effet protecteur vis-à -vis des lésions oxydatives de l'ADN. Référence de l'étude : Tracy A Ryan-Borchers, et al. Soy isoflavones modulate immune function in healthy postmenopausal women. American Journal of Clinical Nutrition 2006 ; 83( )5: 1118-1125. |
| Une étude confirme l'effet hypocholestérolémiant du soja |
| Financée par le National Heart, Lung and Blood Institute (USA), cette étude incluait 216 femmes ménopausées caucasiennes et afro-américaines, présentant un taux élevé de LDL-cholestérol, mais en bonne santé par ailleurs. Les participantes ont été randomisées pour consommer soit 20g de protéines de soja, soit 20g de caséine par jour, pendant 6 semaines. Les résultats montrent une diminution du LDL-cholestérol et du nombre de particules LDL chez les femmes consommant le soja. Référence de l'étude : Cette nouvelle étude a été présentée au Congrès de l'American Heart Association qui s'est tenu à Dallas (USA), le 15 novembre 2005. |
| Consommer du soja pour ralentir la perte de masse osseuse ? |
| Cette étude a été menée chez 15 femmes âgées de 45 à 64 ans, qui ont consommé 35g de protéines de soja par jour pendant 12 semaines. Les résultats montrent que, par rapport au début de l'étude, la consommation de soja entraîne une diminution significative de la désoxypyridinoline urinaire et une augmentation de la phosphatase alcaline totale. Les auteurs concluent qu'au regard de l'effet bénéfique des protéines de soja sur les marqueurs du métabolisme osseux, il est intéressant d'intégrer cet aliment dans l'alimentation quotidienne des femmes ménopausées, « ce qui permettra probablement de retarder la perte de masse osseuse et de prévenir l'ostéoporose. » Référence de l'étude : Haghighian Roudsari A, et al. Assessment of soy phytoestrogens' effects on bone turnover indicators in menopausal women with osteopenia in Iran: a before and after clinical trial. Nutr J. 2005 Oct 29;4(1):30 |
| Rôle protecteur du soja vis-à -vis des fractures de l'ostéoporose |
| Une grande étude de cohorte chinoise suggère pour la première fois un rôle protecteur du soja vis-à -vis des fractures de l'ostéoporose On savait déjà que la consommation de soja peut agir sur le renouvellement osseux et augmenter la densité minérale osseuse chez les femmes ménopausées. Par contre, aucune étude n'avait encore porté sur la relation possible entre consommation de soja et risque de fracture. Les auteurs de cette étude ont examiné pendant 4 ans ½ la relation existant entre une consommation habituelle de soja et l'incidence de fractures, chez plus de 24 000 femmes chinoises ménopausées, participant à la grande étude « Shangai Women's Health Study » (une étude de cohorte portant sur environ 75 000 femmes chinoises âgées de 40 à 70 ans). Les résultats montrent que le risque de fracture ostéoporotique diminue proportionnellement à la quantité de soja consommée quotidiennement, les plus fortes consommatrices présentant le risque de fracture les plus bas. Cette relation positive était plus importante dans les premières années de la ménopause. Les auteurs de l'étude concluent que la consommation de soja pourrait donc diminuer le risque de fracture chez es femmes ménopausées, en particulier dans les premières années suivant la ménopause. Une remarque de Sojasun toutefois : Cette étude d'observation est prometteuse, mais elle met simplement en évidence une association (pas une relation causale) entre la consommation de soja et le risque de fractures d'ostéoporose. Des études d'intervention de longue durée, portant sur des effectifs importants, devront confirmer cette hypothèse dans les prochaines années. Référence de l'étude : Zhang X, Shu XO, Li H, et al. Prospective cohort study of soy food consumption and risk of bone fracture among postmenopausal women. Arch. Intern. Med. 2005 ; 165(16) : 1890-1895 |
| Stratégie pour l'acquisition du capital minéral osseux dès l'adolescence |
| Consommer quotidiennement une boisson au soja enrichie en calcium : une bonne stratégie pour l'acquisition du capital minéral osseux dès l'adolescence. L'alimentation chinoise est pauvre en calcium, y compris chez les adolescents, avec un apport alimentaire moyen de 500mg par jour (alors que les apports nutritionnels conseillés sont de 1200mg par jour en France). Cette étude avait pour but d'évaluer l'effet de la consommation de 375mL par jour d'une boisson au soja enrichie en calcium (pendant 1 an) chez 104 adolescentes de 14 à 16 ans, comparées à 95 jeunes filles du même âge consommant une boisson non enrichie en calcium. Les résultats montrent un effet positif de la consommation de la boisson au soja enrichie en calcium sur la densité minérale osseuse mesurée au niveau de la hanche. Les auteurs en concluent que la consommation quotidienne d'environ 2 verres de boisson au soja enrichie en calcium fait partie des bonnes stratégies pour l'acquisition du capital minéral osseux et l'optimisation du pic de masse osseuse (qui survient au cours de l'adolescence et est déterminant pour le maintien du capital osseuse après la ménopause). Référence de l'étude : Ho S.C., Guldan G.S., Woo J., et al. A prospective study of the effects of 1-year calcium-fortified soy milk supplementation on dietary calcium intake and bone health in Chinese adolescent girls aged 14 to 16. Osteoporos. Int. 2005, Aug. 18. |
| Les protéines de soja, intéressantes aussi contre l'hypertension ? |
| Selon les résultats d'une étude publiée ce mois de Juillet dans les Annals of Internal Medicine, les protéines de soja, déjà connues pour leur effet hypocholestérolémiant favorable au fonctionnement cardiovasculaire, pourraient aussi aider à diminuer la tension artérielle des personnes souffrant d'hypertension modérée. Les vertus santé du soja sont dues principalement à deux de ses constituants : ses protéines d'excellente qualité et remarquablement assimilées par l'homme et ses isoflavones, des substances issues de la famille des flavonoïdes (les pigments colorés des végétaux). Les protéines du soja sont équilibrées en acides aminés essentiels et complémentaires des protéines des céréales. Des études épidémiologiques ont montré que la consommation de protéines végétales semble avoir un effet positif sur la pression artérielle. C'est pourquoi le Dr Jiang He et ses collègues ont voulu examiner les effets des protéines du soja, une des meilleures sources de protéines végétales, sur des personnes présentant une hypertension légère à modérée. Au cours de cette étude randomisée, menée en double-aveugle et contrôlée contre placebo, 302 personnes chinoises de 35 à 64 ans (présentant une pression diastolique comprise entre 130 et 159 mm Hg et/ou une pression systolique comprise entre 80 et 99 mm Hg, au stade de la pré-hypertension ou de l'hypertension de grade 1) ont consommé arbitrairement des gâteaux contenant soit 40g de protéines de soja, soit un placebo, pendant 12 semaines. Les volontaires consommant les protéines de soja ont vu leur tension artérielle baisser significativement à la fin de l'étude, par rapport aux personnes du groupe placebo. La baisse était d'autant plus prononcée que la tension artérielle était haute au début de l'étude (supérieure à 140/90 mm Hg). Selon les auteurs, ces résultats fournissent de nouveaux arguments en faveur de des protéines de soja (et/ou les isoflavones qui y sont associées) pour l'amélioration de la pression artérielle. Toutefois, d'autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats avant de recommander spécifiquement les protéines de soja aux personnes hypertendues. Référence de l'étude : Jiang He, Dongfeng Gu, Xigui Wu, et al. Effect of Soybean Protein on Blood Pressure: A Randomized, Controlled Trial. Annals of Internal Medicine 2005 July ; 143 (1) : 1-9 |
| Confirmation de l'effet hypocholestéroléminant des protéines de soja |
| Dans cette étude randomisée, contrôlée contre placebo, menée pendant 8 semaines chez 117 patients hypercholestérolémiques, la quantité de protéines de soja consommée était de 0g par jour (placebo) soit de 15g par jour, soit de 25g par jour. Les résultats montrent que la consommation de protéines de soja permet une diminution du taux circulant de cholestérol-LDL (le " mauvais " cholestérol), plus importante avec 25g de protéines de soja par jour (-11%) qu'avec 15g de protéines de soja par jour (-5,9%), mais significative dans les deux cas par rapport au placebo (avec lequel le taux augmentait même de 3.6%). Les taux de cholestérol total et d'apolipoprotéine B suivaient les mêmes évolutions favorables. Cette étude confirme donc que la consommation de protéines de soja permet une diminution du taux circulant de cholestérol-LDL, dès 15g de protéines de soja par jour, et encore plus intéressante à 25g de protéines de soja par jour. Référence de l'étude : Hoie LH, Graubaum HJ, Harde A, et al. Lipid-lowering effect of 2 dosages of a soy protein supplement in hypercholesterolemia. Adv Ther. 2005 Mar-Apr;22(2):175-86. |
| Intérêt des isoflavones du soja pour la santé des femmes |
| La génistéine, l’une des isoflavones du soja, a fait l’objet de nombreuses études ces dernières années, du fait de son intérêt potentiel pour la santé cardiovasculaire. L’étude du Département de Médecine Interne de l’Université de Messina en Italie, avait pour objectif d’évaluer l’effet d’une consommation de 54 mg de génistéine par jour, pendant 2 ans, chez des femmes ménopausées. Les femmes participant à l’étude ont été réparties en deux groupes, l’un consommant la génistéine et l’autre un placebo. Les deux groupes recevaient du calcium et de la vitamine D. Les résultats montrent que la consommation de génistéine, dans le cadre d’une alimentation saine, riche en calcium et vitamine D, améliore la résistance à l’insuline et des paramètres du renouvellement osseux et de la santé cardiovasculaire. Référence : Atteritano M., Marini H., Minutoli L., et al. Effects of the phytoestrogen genistein on some predictors of cardiovascular risk in osteopenic, postmenopausal women: a two-year randomized, double-blind, placebo-controlled study. J Clin Endocrinol Metab. 2007 Aug;92(8):3068-75. |